Union des écrivaines et des écrivains québécoisUnion des écrivaines et des écrivains québécois

À propos de l'UNEQ

Comités


Des comités thématiques permettent aux membres de l’UNEQ de s’engager au sein de leur association dans des dossiers qui leur tiennent à cœur. En plus de l’engagement, ces comités, formés de pairs, favorisent l’esprit démocratique dans les processus de décisions.
On distingue deux types de comités :

· les comités administratifs
· les comités ad hoc

Les comités sont formés du président de l’UNEQ (membre d’office), généralement d’un autre représentant du Conseil d’administration et d’écrivains membres de l’UNEQ. Les rencontres ont lieu au besoin.

Les membres du personnel de l’UNEQ concernés participent aux rencontres à titre de personne ressource, sans droit de vote.

Comité Trans-Québec

assure les échanges et les liens avec les régions

· Anne-Marie Aubin, Montérégie
· Jocelyne Saucier, Nord-Ouest du Québec
· Leslie Piché, Laval
· Denys Bergeron, Centre du Québec
· Renaud Longchamps, responsable des régions au conseil d’administration
· Mylène Bouchard, Nord-Est du Québec
· Guy Jean, Outaouais
· Linda Amyot, Lanaudière
· Ginette Bureau, Estrie
· Bernard Pozier, Montréal
· Nora Atalla, Québec - Chaudière-Appalaches
· Sylvain Rivière, Est du Québec
· Pauline Vincent, Laurentides
· Stanley Péan, président
· (Pierre Lavoie)
· (Denise Pelletier)
· (André Racette)
Texte d'ouverture de Renaud Longchamps, administrateur et représentant des régions, prononcé à l'occasion de la réunion du Comité Trans-Québec le 4 décembre 2009

MOT DE BIENVENUE

Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue.

Nous nous rencontrons deux fois par année. Certains diront que ce n’est pas assez. D’autres trouvent que c’est trop souvent ou... que ça coûte trop cher, c’est selon. Mais, au bout de compte, on ne coûte pas cher parce que nous n’avons jamais coûté cher, surtout quand nous comptons pour près de la moitié des membres de notre Union.

Moi je dis qu’il y a beaucoup de travail à abattre avant de se reposer sur nos lauriers. Beaucoup. Et que ce n’est surtout pas le temps d’espacer les réunions de travail.

Quitte à me répéter, je dis que la littérature est le plus pauvre de tous les parents pauvres dans le domaine des arts soutenus par nos bons gouvernements. Je veux dire par là que nous comptons pour moins de 3% de toutes les sommes allouées aux arts. Nous sommes pauvres, mais fiers. Pauvres, mais dignes.

Nous portons à nos cœurs rapiécés des bouts de tissu récupérés de bien des raccommodages, et cousus dans nos nuits d’insomnie pour enfin rendre à terme des œuvres et des œuvres et encore des œuvres. Inlassablement.

La plupart d’entre nous exercent un autre métier afin de vivre décemment, prélevant dans la vie commune l’argent nécessaire au difficile exercice de notre art. Ajoutez à cela les responsabilités familiales et quand les enfants s’en mêlent, croyez-moi, nous squattons notre temps de sommeil quand ce n’est pas nos idéaux et nos rêves de jeunesse.

Et nous nous retrouvons souvent, trop souvent, à cinquante ans, ben maganés, devant plus ou moins rien, en se disant qu’il y a peut-être encore place pour un livre à écrire, une œuvre à faire. Et cette œuvre, eh bien, souvent, trop souvent, nous ne la commençons pas. Pour toutes sortes de raisons valables : usure du temps, santé déclinante, désabusement, perte d’intérêt à la chose, échecs, etc.

Nos pères et mères, avant nous, commencèrent aussi des œuvres qu’ils ne purent continuer, par manque de ressources, d’encouragement, d’émulation et... de respect. Nous n’avons qu’à consulter le répertoire des œuvres littéraires publiées avant la Révolution tranquille pour constater la liste effarante d’écrivains et d’écrivaines talentueux qui publièrent un ou deux livres... avant de se taire et de sombrer dans l’oubli, notre mémoire collective.

Quand, il y a près de quarante ans, nous avons constaté ce triste état des lieux, nous sommes partis en guerre. Nous nous sommes dit : « Nous ferons des œuvres, envers et contre tous les rats d’église ». Mais l’intendance n’a pas suivi. Nous avons laissé derrière bien des écrivains talentueux, compagnons de route qui ne purent continuer le chemin parsemé d’embûches. Pour les rares qui persistèrent en y consacrant tout leur temps, eh bien, ils se retrouvent aujourd’hui... dans la dèche. Travailler sans filet n’a jamais été payant et est toujours dangereux.

Il n’est pas rare, ici même à cette table, de recevoir des demandes d’aide financière d’écrivains talentueux d’âge mûr, dont quelques-uns sont des trésors nationaux, et qui croupissent dans la solitude et le silence quand ce n’est pas dans l’indigence. Tout cela est honteux pour un peuple fier qui se targue d’être une société distincte en Amérique de Nord.

C’est simple : dans mon esprit, la littérature n’est pas un divertissement. La littérature ne se consomme pas! Elle est le cœur et l’âme de chaque être humain sur cette planète, le cœur et l’âme de tous les peuples qui croient en l’élévation collective, tant morale que spirituelle.

Voilà de bien nobles idéaux, alors que des sommes énormes sont attribuées à des arts dits de divertissements, arts encadrés par une vulgaire industrie culturelle vouée à d’affreuses retombées économiques, quand elles ne sont pas radioactives.

Quitte à me répéter, encore et toujours : l’argent est le nerf de la guerre. L’argent est trop concentré entre les mains des amuseurs publics... et distribué par des abuseurs tout aussi publics.

Ma vision est pessimiste? Non, elle est réaliste. Nous sommes pauvres parce que notre société l’a voulu ainsi. Parce que les paramètres de notre pauvreté ont même été définis par nos défunts Ministère des affaires culturelles et de la Culture, avant d’être perpétués par l’actuel Conseil des arts et des lettres du Québec.

Sachez que le 3% dévolu à la littérature est coulé dans le béton de notre amnésie collective. Reste à le briser. La tâche est difficile. Il faut rebrasser de nouvelles cartes; une nouvelle donne s’impose. Il ne faut plus jouer notre avenir sur un jeu truqué depuis belle lurette.

La route sera longue si nous ne voulons pas finir, en tant que peuple, dans la splendeur de la médiocrité inspirée.


 
Photos Comité Trans-Québec 4 décembre 2009
  
Renaud Longchamps, représentant les régions au conseil d'administration, lisant le mot de bienvenueMylène Bouchard, Leslie Piché et Jocelyne Saucier
  
Ginette Bureau, Linda Amyot
et Denys Bergeron
Réunion                                                                
  
 André Racette, adjoint à la direction
générale, Mylène et Leslie
Denys Bergeron, Centre du Québec            
  
Leslie Piché, LavalMylène Bouchard, région
Nord-Est du Québec              
  
 
Dîner convivial entre les membres du
comité et le personnel de l’UNEQ
Ginette Bureau, Estrie                                  
  
Anne-Marie Aubin, Montérégie     Stanley Péan, président et
Pierre Lavoie, directeur général de l'UNEQ
  
 
Échange                                                          Renaud Longchamps et Mylène Bouchard
  
 
Linda Amyot, LanaudièreJocelyne Saucier, région
Nord ouest du Québec            
  
Katia Stockman, personnel de l'UNEQLeslie Piché et Joël Bastard, écrivain
en résidence                                                     



Allocution du président de l'UNEQ, Stanley Péan, prononcée le dimanche 7 juin, à la Galerie Montcalm de Gatineau


ALLOCUTION PRONONCÉE LE DIMANCHE 7 JUIN, À LA GALERIE MONTCALM DE GATINEAU, À L'INVITATION DES AUTORITÉS MUNICIPALES ET CULTURELLES, À L'OCCASION DE LA TENUE DE LA RÉUNION DU COMITÉ TRANS-QUÉBEC DE L'UNEQ


M. Louis Cabral, directeur du Service Arts, Culture et Lettres,
Mme Carole Lagüe, chef de division des bibliothèques de Gatineau,
M. Aurèle Desjardins, vice-président de la Conférence régionale des élus,
M. Gaston Therrien, président de l’AAAO,
M. Michel-Rémi Lafond, directeur général du Conseil régional de la culture,
M. Guy Jean, poète et représentant de la région au Comité Trans-Québec de l’UNEQ
Mes très chers collègues, amies et amis de la littérature,

J’aimerais d’abord remercier nos hôtes pour leur chaleureux accueil sur les berges de la rivière des Outaouais, de même que pour l’exceptionnelle mise en lecture de textes des membres de notre comité présentée à la Maison des Auteures et Auteurs hier soir. Inévitablement, j’ai pensé à Léo Ferré qui affirmait avec la véhémence que l’on sait que «la poésie est une clameur; elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche
 

J’aimerais aussi dire un mot sur ces initiatives de la Bibliothèque municipale de Gatineau (BMG) qui ont permis d’accroître la visibilité de la littérature québécoise en général et des œuvres de nos collègues de l’Outaouais en particulier. Je pense notamment au «Programme de promotion des auteurs de l'Outaouais» instauré en 2004 et visant à faire connaître ces écrivaines et écrivains du cru par le biais de présentoirs mettant en évidence leurs livres, programme qui s’est conclu, me dit-on, par une augmentation considérable du nombre de prêts en bibliothèque de même que du chiffre de vente en librairie. Je songe aussi à cet autre programme lancé en collaboration avec l'Association des auteurs et auteures de l'Outaouais, le programme d’«Écrivain en résidence à la Bibliothèque municipale de Gatineau», qui vise également une promotion plus affirmée de la littérature québécoise auprès de la collectivité gatinoise et à la BMG en offrant à une écrivaine ou à un écrivain les conditions nécessaires à l'avancement d'un projet d'écriture et à l’organisation de rencontres avec les usagers. N’ayez aucun doute que les écrivaines et les écrivains du reste de la province prennent bonne note de ces réussites, les applaudissent et se laisseront volontiers inspirer par elles.
 

À l’un de mes récents passages dans la région outaouaise, lors du Salon du livre, je suis tombé par hasard sur notre volubile collègue Paul Ohl, qui n’a pas manqué l’occasion de m’entretenir de son ouvrage dédié au légendaire Jos Montferrand. Nul ne s’étonne que le romancier, journaliste, essayiste et biographe basé à Québec se soit intéressé au parcours mouvementé d’un héros tel que Montferrand, car il a la passion des hommes forts, intrépides et courageux. Nul ne s’étonnera non plus qu’il m’ait parlé de la mythique bataille sur The Union Bridge en 1829, l’un des plus extraordinaires hauts faits de Montferrand, à l’époque où les fiers-à-bras irlandais, les Shiners, et les Canadiens-français se disputaient âprement la main-mise sur les emplois dans l’industrie forestière de la vallée de l’Outaouais. Ce n’est pas moi qui vous apprendrai que les rixes entre les membres de ces deux groupes ethniques étaient fréquentes et qu’un climat de violence régnait dans la région, particulièrement dans le secteur de la chute des Chaudières où des Shiners contrôlaient le pont. C’est sur ce pont que Montferrand, chef incontesté du clan canadien-français, mit en déroute cent-cinquante Shiners. Ce sont bien sûr des prouesses de ce genre qui ont fait dire à l’écrivain Robert Choquette que Montferrand est «le David qui abat le Goliath irlandais sur l’Outaouais entre 1829 et 1840».
 

Sans sombrer dans l’éloge béat de la violence et au-delà de la dimension interethnique du conflit, cette histoire me semble présenter un caractère emblématique pour nous aujourd’hui. Comme écrivaines et écrivains, nous devons aujourd’hui avoir en nous de la graine de Jos Montferrand dans la lutte qui nous oppose à un ennemi fort puissant, disposant de ressources infiniment supérieures aux nôtres, et qui ne reculera devant rien pour réduire la clameur de nos voix unies à un simple murmure perdu dans le brouhaha de l’incessant bavardage public. Ils sont en effet nombreux, sur la rive d’en face et dans d’autres officines du pouvoir néo-libéral, à prôner cette idée selon laquelle les fruits de nos labeurs, les arts et les lettres, n’ont pour fonction que la création d’œuvres de divertissement sans grande conséquence – et que leurs artisans ne sont que des parasites qui vivent aux crochets du bon peuple à qui ils n’offrent que des nuages et du vent.

 
Je suis heureux de le dire en Outaouais, à quelques minutes du célèbre Union Bridge : 180 ans après la fameuse bagarre, il nous faut plus que jamais, comme Montferrand, nous retrousser les manches et affronter ceux et celles du camp adverse qui travaillent à faire taire notre langue, nos idées, notre culture, dont la littérature est l’expression essentielle. Il nous faut nous tenir droit car, comme l’a écrit un autre homme fort, un géant de nos lettres :

 
Car le péril est dans nos poutres, la confusion
une brunante dans nos profondeurs et nos surfaces
nos consciences sont éparpillées dans les débris
de nos miroirs, nos gestes des simulacres de libertés
je ne chante plus je pousse la pierre de mon corps

Je suis sur la place publique avec les miens
la poésie n'a pas à rougir de moi
j'ai su qu'une espérance soulevait ce monde jusqu'ici
(Gaston Miron, «Sur la place publique»)

Merci encore une fois de votre accueil. Et sachez agréer, chers collègues de l’Outaouais, chères amies et amis des arts et des lettres, l’expression de notre reconnaissance, de notre admiration et de notre fraternité dans ce combat que nous menons ensemble pour la suite du monde.

 
Stanley Péan,

Texte d'ouverture de Renaud Longchamps, administrateur et représentant des régions, prononcé à l'occasion de la réunion du Comité Trans-Québec

LA PETITE DÉSOLATION


Bienvenue.

Permettez-moi de saluer ici Guy Jean et son équipe qui ont eu l’amabilité de nous recevoir à Gatineau.

Il y a beaucoup de pain sur la planche, et peu de temps avant que la colère coule de nos plumes. Mais avant la colère, permettez-moi de vous raconter une anecdote.

Il y a bien des années, invité au Festival international de la poésie de Trois-Rivières, je participais à un récital à l’extérieur de ladite ville. On partait pour une grande virée poétique. En région, quoi!

Un soir, le programme du Festival nous amena au siège social du Théâtre Parminou, à Victoriaville, un grand immeuble flambant neuf de près de quatorze mille pieds carrés avec ses bureaux, vastes et bien éclairés, une solide équipe administrative, et même une salle de répétition des plus modernes où les comédiens montaient leurs pièces avant de partir en tournée. La gorge nouée et la voix étranglée, j’y déclamai quelques poèmes…

Bien sûr, vous me direz, c’est le Théâtre Parminou. Et je vous réponds que cela est juste et bon. Je vous réponds itou que voilà un théâtre largement subventionné par les deniers publics. Je veux dire par là qu’il ne vit pas dans la misère; que l’infrastructure est imposante et, à première vue, efficace; et que les comédiens peuvent y exercer leur métier sans avoir à se ronger les ongles lors des fins de mois difficiles. Cela a été, est et sera toujours juste et bon.

Cela est juste et bon pour les gens de théâtre, mais cela ne l’est pas pour les écrivains en région, qui ne bénéficient absolument pas du minimum vital en budget de fonctionnement et en ressources administratives pour animer une vie littéraire un tant soit peu conséquente.

Vous devez savoir que, dans le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec, la partie congrue est réservée aux lettres, soit à peine… trois pour cent. Inutile de vous préciser que la part du lion revient au… théâtre, ce qui explique l’extraordinaire vitalité de cette forme d’art au Québec.

Vous me direz encore que l’argent n’explique pas tout. Fort bien. Mais il a été, il est et il sera toujours le nerf de la guerre.

Voilà pourquoi nous devons demander, que dis-je, exiger de nos gouvernements un traitement équitable dans la ventilation des budgets consacrés aux arts et aux lettres. S’ils rétablissent l’équité entre les différentes disciplines artistiques, les associations d’écrivains en région pourront jouir de ressources financières adéquates, ressources qui leur permettront d’assumer enfin leur rôle dans la diffusion de la littérature nationale, partout au Québec. Il y va de l’avenir de nos enfants qui méritent plus qu’une anodine culture du divertissement et ses biens capitalistes «retombées économiques ».

Foi de Jean Perron, la caravane est aux abois, et les chiens nous dépassent.

Renaud Longchamps, administrateur et représentant des régions
Photos Comité Trans-Québec 6 juin 2009 à Gatineau
  
Lieu de la réunion, la Maison des auteurs, sur les berges de la rivière des OutaouaisDébut de la réunion
  
Mot de bienvenue de l'hôte, Guy JeanDenys Bergeron, Centre du Québec
  
Claire Varin, LavalSylvain Rivière, Est du Québec
  
Nora Atalla, Québec-Chaudière-AppalachesLe dîner, moment de discussions
  
Bernard Pozier, MontréalRenaud Longchamps,
responsable des régions au CA
  
 
Mylène Bouchard, Nord-Est du QuébecStanley Péan, président
  
Mot de bienvenue, Gaston Therrien,
président de l’AAAO
Anne-Marie Aubin, Montérégie
  
Ginette Bureau, EstrieSoirée « Mise en lecture Trans-Québec »
présentée par Gaston Therrien
  
 
Pauline Vincent en discussion avec Danielle Grégoire, lectriceLe souper, autre grand moment favorable aux discussions
  
Pierre Lavoie, directeur général et Ginette Major, directrice générale adjointeLinda Amyot, Lanaudière et Pauline Vincent, Laurentides
  
Guy Jean et sa conjointe Violette Lise DuguayRendez-vous à la Maison du citoyen pour un déjeuner-causerie
  
 Mot de bienvenue de Carole Laguë, chef de division des bibliothèques de GatineauAllocution de Louis Cabral, directeur du Service Arts, culture et lettres
  
Allocution de Stanley Péan, président de l'UNEQ Carole Lagüe, chef de division des bibliothèques de Gatineau, Guy Jean, poète et représentant de la région au Comité Trans-Québec de l’UNEQ et Dominique Laurent, responsable, secteur Hull des lieux de diffusion en arts visuels
 
Claire Varin et Linda Amyot, au déjeuner-causerie, à la galerie de la Maison du citoyen
L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains. En savoir plus
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