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Services aux écrivains

Programme de parrainage

Vous êtes devant la page blanche et songez à remiser votre manuscrit au fond de votre tiroir... N'en faites rien, le programme de parrainage de l'UNEQ est là pour vous.

L'UNEQ a créé, en 1991, un programme de parrainage qui s'adresse à toute personne désireuse de parfaire son travail d'écriture. Ceux et celles qui n'ont jamais publié ou qui n'ont qu'une seule publication à leur actif ont ainsi la possibilité de travailler à un projet d'écriture avec un écrivain professionnel.

Quelles sont les modalités et les conditions de participation au programme ?
Il n'y a, généralement, qu'une seule période d'inscription par année.

Le parrainage s'échelonne sur une période de quatre mois et les catégories suivantes sont admissibles : roman, nouvelle, poésie, théâtre, littérature jeunesse et essai. Le candidat doit avoir au moins 18 ans et ne doit pas avoir publié plus d'un ouvrage ou l'équivalent.

Il doit soumettre un texte expliquant son intérêt pour le programme, un curriculum vitae, ainsi que le projet sur lequel il entend travailler. Un extrait de ce projet (au moins 20 pages pour le roman et au moins 10 pages pour les autres genres littéraires) doit être joint à la demande.

Un nombre limité de projets, environ une dizaine, est retenu chaque année. L'UNEQ ne peut s'engager à fournir des commentaires ou des critiques aux élèves dont les projets auront été refusés.

Si vous êtes membre titulaire de l’UNEQ, vous pouvez vous inscrire dans la banque de ce programme.

La prochaine période d'inscription aura lieu au début du mois de septembre.

Toute personne qui désire être prévenue peut s'inscrire sur une liste au secrétariat de l'UNEQ, par téléphone au 514-849-8540 ou au 1-888-849-8540 et par courriel à
ecrivez@uneq.qc.ca.
TÉMOIGNAGES


YVES VAILLANCOURT

C’est en ces termes qu’une personne m’a déjà expliqué le tarot, ou toute autre forme de divination: « Je ne fais que confirmer ce que mes clients pressentent déjà ». Rodolphe Lasnes avait achevé son manuscrit, il avait son histoire bien en main, et pourtant quelque chose ne lui plaisait pas. Il savait à peu près c’était quoi, mais comme la plupart des auteurs je suppose, il n’avait pas envie de couper. Rajouter, ça va. Mais couper est plus difficile. Ma première lecture confirma cependant ce qu’il avait déjà appréhendé. Sa résitance à sacrifier une partie du texte tomba. Le récit devint alors plus fluide et il ne resta plus qu’à travailler quelques petites imperfections ici et là.

Mon expérience de travail avec Rodolphe fut donc chose aisée et agréable. C’était un peu comme lire dans les lignes de la main d’une personne pouvant anticiper tous les arcanes: « Cette ligne-là, ne serait-ce pas un peu…? » - « Oui, cette ligne-là est à mon avis un peu… » Évidemment, pour cela, il faut que se communique entre l’auteur et son parrain la sympathie favorisant une telle compréhension!



RODOLPHE LASNES
 
J’ai eu beaucoup de chance. Dans la foulée de l’écriture du premier jet d’un roman, j’ai été sélectionné pour le programme de parrainage de l’UNEQ. Débutant naïf et encore transporté par l’euphorie de l’écriture de cette histoire, je pensais que les premières semaines seraient suffisantes pour parfaire mon manuscrit, et que je pourrais ensuite profiter de mon parrain pour attaquer un nouveau roman…

Mes premières rencontres avec Yves Vaillancourt m’ont rapidement fait comprendre qu’il restait beaucoup de travail à effectuer sur ce texte. Psychologie des personnages, rythme et intensité des différentes parties, précision de la langue sont autant de points que nous discutions devant un café, et que je retravaillais ensuite avant notre rencontre suivante. Finalement, la réécriture m’a pris deux fois plus de temps que l’écriture du premier jet.

Vint enfin l’envoi aux éditeurs suivi de la réponse positive des éditions Leméac. Encore une fois, j’ai appris énormément lors du travail éditorial effectué avec l’équipe de Leméac. Deux ans après l’écriture du premier jet, j’avais en main les premiers exemplaires de mon roman « Extraits du carnet d’observation de la femme ».

Je reste persuadé que mon manuscrit n’aurait pas été retenu par une maison d’édition si je n’avais pas profité du parrainage de l’UNEQ. Autodidacte, j’ai eu droit à un véritable cours privé de création littéraire, et les précieux conseils de mon parrain littéraire me suivent encore aujourd’hui alors que je travaille sur un second roman. Beaucoup de chance, donc…

L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains. En savoir plus
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