
Bertrand Vac
(Aimé Pelletier)
1914-2010
Né le 20 août 1914 à Saint-Ambroise de Kildare, sous le nom d’Aimé Pelletier, Bertrand Vac a fait ses études secondaires au séminaire de Joliette, puis des études de médecine à l'Université de Montréal. Il a pratiqué dans le corps médical de l'armée canadienne de 1942 à 1946, a participé au débarquement des Alliés en Normandie, puis poursuivi des études en chirurgie au Canada et à Paris. Il est admis à l'hôpital de Verdun comme chirurgien en 1949 où il a travaillé jusqu’à sa retraite. Grand sportif, voyageur et érudit, Bertrand Vac a partagé toute sa vie entre sa carrière de médecin - chirurgien et son œuvre d’écrivain.
C’est dans les années 50 qu’il se révèle comme auteur avec la publication de son premier roman, Louise Genest (1950). Il remporte alors le Prix du Cercle de livre de France à trois reprises. D’emblée, Bertrand Vac impose un style à la fois composé d’un grand réalisme humain, d’humour et de critique sociale. Tout au long de son œuvre, l’auteur s’est beaucoup attaché à la cause des femmes dont il prend la défense et fait une peinture attendrie dans plusieurs livres.
De 1950 à 2008, Bertrand Vac a occupé la scène littéraire québécoise et canadienne-française et ses œuvres ont marqué son époque. À plusieurs reprises, il a cessé d’écrire, marquant de longues pauses sans aucune parution, mais il est toujours revenu à son art et n’a jamais cessé de poser sur le monde son regard d’écrivain, restant fidèle à lui-même, à son oeuvre et à ses valeurs. Romancier, nouvelliste, dramaturge et essayiste, il laisse derrière lui une œuvre composée d’une quinzaine de titres publiés ainsi que plusieurs inédits. Son dernier livre Que le diable m’emporte… est paru aux éditions Mémento en 2008 ; il s’agit d’un récit autobiographique qui raconte son parcours de vie.
Bertrand Vac était membre d’honneur de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.
«Un calme immense descendit qui l’enveloppa d’une sensation d’euphorie. Et ce fut tout. […]
La neige a couvert les pistes et fondu bien des fois depuis ce drame. Le bois a repris son calme et les oiseaux, leurs ritournelles. Nonchalants, les orignaux passent dans le portage qui les amène à la rivière en mâchonnant quelques feuilles vertes attrapées au passage. Toute la nature a oublié.
Mais le soir près des lacs, les trappeurs, les gens de la ligne et des tours, les gardiens racontent encore avec émotion l’histoire de la belle Louise Genest»
Louise Genest, Montréal : Cercle du livre de France, 1950.
Pour lire le communiqué de Pierre Salducci (format PDF)
Le Devoir, 28 juillet 2010, Frédérique Doyon -
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