Laval, terre d’accueil

Par Leslie Piché

Le 18 avril dernier se tenait à la Maison des Arts une table ronde organisée par la compagnie RTA (Rencontre Théâtre Ado). Au cœur de son festival, on proposait aux participants et intervenants de partout en province d’explorer la nouvelle réalité des jeunes qui décident de revenir chez eux, en banlieue, pour s’épanouir artistiquement. Centrer/Recentrer la culture offrait un témoignage; une présentation de la Division art et culture de Ville de Laval; puis le Conseil Régional de la culture de Laval, bref, la totale. Il y était question de ce public sans cesse à conquérir, des efforts à déployer pour retenir les talents, de la nécessaire adaptation qui nous attend avec la démographie vieillissante d’une part et immigrante de l’autre. La rapidité des phénomènes et les enjeux liés à la langue ainsi que la médiation culturelle par laquelle tous se nourrissent, et de cette tarte qui ne suffit plus à la famille.

J’écoutais les défis techniques (absence de lieux adéquats pour les répétitions et créations notamment) des jeunes troupes revenues au bercail après avoir espéré mieux ailleurs, lire Montréal. Je l’avoue, la légèreté de la littérature m’est apparue enviable. On monte un récital avec trois fois rien, papier crayon suffisent à l’œuvre et partout, nous pouvons être chez nous. En fait, partout nous sommes chez nous. Or, il n’en est rien. En ces temps où tout le monde fait dans l’écrit et se substitue aux littéraires, se croit capable et compétent, s’imagine être Larry Tremblay, le poids de nos mots…ne fait pas le poids. Ils sont partout ces mots ! En loisir, en thérapies, en médiation, mais les mots des écrivains et auteurs dont c’est le métier, eux, où donc les trouve-t-on ? Si l’on convient qu’un orchestre a besoin d’une salle de concert et qu’une troupe, d’un théâtre, est-il ridicule pour les littéraires de rêver d’un support pour être lus et assurer la trace de leur art ? Le livre ne suffit plus.

Aussi, la nouvelle mouture de la revue Entrevous de la Société littéraire de Laval (SLL) fait le pari de retracer l’inscription de la littérature dans diverses manifestations artistiques et culturelles nous entourant en invitant les gens à réfléchir sur ce qu’ils ont vu, lu, entendu. Le premier numéro sera lancé lors des Agapes de juin, le 12…juin 2016.

Nouvel objet dans le ciel, le R.A.P.P.E.L.Parole-Création a vu le jour en janvier 2016. Ce Regroupement des Auteurs Professionnels Publics et Émergeants Lavallois se veut un espace de prise de parole dans et par la communauté. Lieu d’ancrage inclusif, participatif et accessible à tous, il propose un Festival Viens écrire avec nous depuis avril jusqu’en mai. Toute l’info est disponible sur le web et sur Facebook, idem pour tous les organismes cités dans cet article.

Rhizome s’est arrêté à Laval, chez Claire Varin le 8 avril dernier. La série Tenir Salon dont l’UNEQ est un partenaire, en est à sa troisième saison et c’est sous le thème de l’autre est un miroir que s’est déroulé la soirée réunissant l’essayiste et romancier Yvon Rivard et Claire Varin, auteure et présidente de la Fondation lavalloise des lettres (FLL). Une captation sonore de la rencontre sera en ligne en septembre.

Le concours de la Chronique littéraire de ladite fondation a révélé ses gagnantes dont les textes sont en ligne. Ouvert dorénavant à la province entière, plus aucune exclusivité lavalloise dans ce seul concours littéraire chez nous.

Lis avec moi reprendra ses activités usuelles d’été et sera également active dans la francisation des petits en milieu scolaire dès septembre 2016. Hélas ! L’abandon de son infolettre ne nous aide pas à relayer les infos. Allez voir leur site, donc.

Enfin, et pour conclure, comme toutes les autres régions, nous sommes invités à participer à cette vaste consultation du Ministère de la Culture et des Communications pour sa nouvelle politique culturelle. Le CRC de Laval travaille ce dossier qu’il compte aussi présenter à la prochaine assemblée générale le 13 juin prochain.

Allez, va !

Bon printemps,

(La signataire de cet article, Leslie Piché, est la déléguée du comité Trans-Québec de l’UNEQ pour la région de Laval. Pour mieux la connaître, lisez sa présentation.)
 

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