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SUMMARY:18e édition de Livres comme l’air : la liberté d’expression au Salon du livre de Montréal
DESCRIPTION:Du 15 au 20 novembre 2017\, Amnistie internationale\, le Centre québécois du P.E.N. international et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) s’associent pour défendre la liberté d’expression au Salon du Livre de Montréal\, dans le cadre de la 18e édition de Livres comme l’air. Dix écrivains québécois seront jumelés à dix écrivains emprisonnés à travers le monde. \nLa cérémonie de lecture des dédicaces\, animée par l’écrivain Jean-Marc Desgent\, moment intense où les écrivains québécois prennent la parole pour signifier leur soutien à leurs consœurs et confrères\, se tiendra le vendredi 17 novembre\, à 19 h 30\, à la Place confort TD du Salon du Livre de Montréal. \nAvec Livres comme l’air\, les écrivains québécois ont l’occasion de témoigner de leur solidarité avec des écrivains persécutés à travers le monde. À ce jour\, 99 des 163 écrivains soutenus par Livres comme l’air ont été libérés. C’est le cas d’Angye Gaona\, écrivaine colombienne\, qui a récemment fait parvenir ces mots à l’écrivaine québécoise Denise Desautels (les deux écrivaines étaient jumelées en 2012) : \nToute la solidarité internationale que j’ai reçue\, ton appui et celui de PEN Canada et d’Amnistie internationale du Canada francophone\, ont été essentiels à ma libération. \nIl faut que cela se sache parce que les gens doivent croire à l’efficacité des manifestations de solidarité envers les prisonniers politiques. \nAngye Gaona \n  \nCette année\, les jumelages sont : \n\n  \nAmnistie internationale et le Centre québécois du P.E.N. international font parvenir les livres dédicacés aux auteurs emprisonnés. De plus\, Amnistie internationale Canada francophone transmet les pétitions signées par le public aux gouvernements des pays où sont détenus les écrivains. L’an dernier\, Livres comme l’air a recueilli près de 5 000 signatures. \nVous voulez signer une pétition pour la protection de la liberté d’expression ? Rendez-vous au stand 500 du Salon du livre de Montréal ! Des bénévoles d’Amnistie internationale et les membres du secrétariat de l’UNEQ répondront à vos questions. \nFanny Britt (photo : Caroline Hayeur)\n  \nCette année\, l’écrivaine et porte-parole Fanny Britt portera le flambeau de la défense de la liberté d’expression. \nLivres comme l’air est un moyen de sensibiliser le grand public à la fragilité de la liberté d’expression dans le monde. \nNous remercions le Salon du Livre de Montréal qui soutient valeureusement depuis plusieurs années Livres comme l’air. \n  \n  \n  \n  \n\nAllocution de l’animateur Jean-Marc Desgent\, cérémonie de lecture des dédicaces\nPrendre parole\, écrire\, c’est vouloir perdre la parole anonyme. À quoi bon parler dans le vide ? Écrire\, c’est\, au contraire\, prendre à bras le corps\, la parole\, celle qu’on se plaît à imaginer\, qu’on aime inventer\, qu’on crée\, dont on a peur aussi\, parfois. Et faut-il répéter l’importance de ce désir d’affirmation et d’invention chez l’humain ? Désirer dire tout en se confrontant au monde\, au réel\, à la réalité\, c’est donner le mot à cette vision\, à cette participation au monde. \nAlors\, se voir interdit de dire\, c’est se faire faire le vide humain\, c’est se voir refuser le droit à l’aventure humaine. D’où l’importance de celles et de ceux qu’on appelle des écrivains ; ils ne prennent pas le monde tel qu’on le perçoit mais bien comme celui qu’on espère ou qu’on craint de vivre… Et la liberté d’écrire\, de dire\, construit\, participe à l’acte journalistique ou artistique. Conséquemment\, perdre sa liberté de parole ou d’écriture\, c’est se retrouver en plein vide de soi et des autres. C’est écrire sur les murs d’une cellule le néant de parole\, l’espace infiniment vide de sa part d’invention\, de communication et\, surtout\, d’interrogation de ce que l’on est\, de ce qu’on perçoit de soi-même et des autres\, c’est se rendre compte que notre premier auditeur\, notre premier lecteur portant bâton et non crayon\, n’entend pas vraiment ce que l’on dit\, ne lit pas ce qu’on écrit mais récrit\, dans sa tête figée\, le texte dans sa forme la plus convenue\, la plus convenable donc\, la plus morte ou interprète le geste d’écrire comme une menace\, une machine à détruire sa réalité pétrifiée quand\, au contraire\, écrire est une interrogation dynamique\, parfois affolante\, monstrueuse\, rarement stérile. Il faut bien le dire\, ce n’est pas écrire qui pose problème mais interroger. C’est\, entre autres énigmes\, questionner toutes les identités\, la sienne comme celles des autres. \nReprenant\, ici\, autrement et transformée\, une ligne de Leonard Cohen ; interroger\, c’est provoquer une brèche\, une petite fêlure\, une fragilité\, en toutes choses. Et cette brèche\, cette fêlure\, cette fragilité sont justement à l’origine de la parole et de l’écriture parce que les traversant en tous sens et ce\, continuellement. Cette brèche\, cette fêlure\, cette fragilité sont à la fois l’âme et la démarche quotidienne de l’écrivain et de chaque locuteur\, elles sont\, aussi\, la peur bleue\, le pire cauchemar des pouvoirs monolithiques. \n(Photo : Gille Pilette) \n 
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LOCATION:Salon du livre de Montréal\, Palais des congrès de Montréal\, 1001\, Place Jean-Paul-Riopelle\, Montréal\, Québec\, H2Z 1H5\, Canada
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