L’UNIQUE

L’Unique est un outil de liaison de l’UNEQ : nouvelles sur les activités et les dossiers de l’heure à l’Union, sur les enjeux politiques, économiques, juridiques, régionaux, etc., et autres questions d’actualité pour les écrivains.

 

UNEQ

Vous avez peut-être entendu parler de la « bibliothèque nationale d’urgence » créée aux États-Unis par Internet Archive, qui offre des livres électroniques gratis aux amateurs de littérature confinés à domicile par la pandémie de la COVID-19. Une initiative qui a provoqué l’ire d’associations d’écrivaines et d’écrivains. Cette polémique sur le droit d’auteur, qui semble étrangère à l’industrie du livre québécois, constitue pourtant une menace tangible : n’importe qui peut voir son œuvre piratée par Internet Archive, y compris au Québec. Explications.

Suzanne Aubry

La Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) souligne, le 23 avril sous l’égide de l’UNESCO, l’importance de la lecture ainsi que celle des autrices et auteurs qui sont à l’origine des œuvres peuplant nos librairies et nos bibliothèques. En ces temps de pandémie, les livres permettent de combattre l’isolement des populations confinées et ouvrent des horizons imaginaires là où le quotidien devient un combat pour la survie.

Mais il y a une réalité à laquelle on s’attarde trop peu : les conditions dans lesquelles les écrivaines et les écrivains pratiquent leur métier.

D’après un sondage que l’UNEQ a réalisé auprès de ses membres, le revenu moyen d’un.e écrivain.e au Québec était de 9 169 $ en 2017, le revenu médian de moins de 3 000 $, et 90 % des répondants n’atteignent pas un revenu annuel de 25 000 $ tiré exclusivement de leurs activités littéraires.

Suzanne Aubry

Depuis l’éclosion de la pandémie de la COVID-19, tous les événements littéraires, qu’il s’agisse de tournées dans les écoles, cégeps et université, conférences dans les bibliothèques publiques, salons du livre et spectacles publics ont été annulés ou reportés, ce qui occasionne des pertes de revenus importantes pour les autrices et les auteurs.

Suzanne Aubry

Les événements récents liés à la COVID-19 m’obligent à sortir du cadre habituel de mes interventions en tant que présidente de l’UNEQ. En quelques jours seulement, notre vie a complètement basculé. La pandémie qui sévit est extrêmement grave. Elle a et continuera à avoir des répercussions incalculables pour les populations en général, mais aussi pour les artistes, les écrivain.es. ainsi que les travailleurs et travailleuses culturels, dont les revenus sont entre autres liés aux événements artistiques et littéraires. Cette crise sanitaire a aussi des impacts directs sur le reste de la chaîne du livre, qu’on pense aux éditeurs, aux libraires et aux distributeurs.

Suzanne Aubry

Pour paraphraser une citation célèbre de Simone de Beauvoir, on ne naît pas militante, on le devient.

Suzanne Aubry

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé officiellement la révision des deux lois sur le statut professionnel des artistes : « Le gouvernement s’engage, au terme de cet exercice, à s’assurer que les créateurs, diffuseurs et producteurs culturels évoluent dans un cadre de travail équitable et adapté aux nouvelles réalités du milieu », a déclaré la ministre lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 9 décembre dernier à la Place des Arts.