L’UNIQUE

L’Unique est un outil de liaison de l’UNEQ : nouvelles sur les activités et les dossiers de l’heure à l’Union, sur les enjeux politiques, économiques, juridiques, régionaux, etc., et autres questions d’actualité pour les écrivains.

 

Suzanne Aubry

Les événements récents liés à la COVID-19 m’obligent à sortir du cadre habituel de mes interventions en tant que présidente de l’UNEQ. En quelques jours seulement, notre vie a complètement basculé. La pandémie qui sévit est extrêmement grave. Elle a et continuera à avoir des répercussions incalculables pour les populations en général, mais aussi pour les artistes, les écrivain.es. ainsi que les travailleurs et travailleuses culturels, dont les revenus sont entre autres liés aux événements artistiques et littéraires. Cette crise sanitaire a aussi des impacts directs sur le reste de la chaîne du livre, qu’on pense aux éditeurs, aux libraires et aux distributeurs.

Les annulations en série de spectacles de théâtre, de concerts, d’événements littéraires – tels les salons du livre – se sont multipliées au Québec et ailleurs ces dernières semaines. De nombreux lieux publics tels les théâtres, les cinémas, les musées, les bibliothèques, les écoles, les cégeps et les universités seront fermés jusqu’à la fin du mois de mars, et ces fermetures pourraient se prolonger.

Nous sommes bien sûr entièrement d’accord avec ces décisions, qui visent à protéger la population et à juguler le plus possible la propagation du virus, mais elles signifient de lourdes pertes de revenus pour les travailleurs autonomes, les artistes et les écrivain.e.s. Le fait que les autrices et les auteurs ne puissent plus participer à des tournées de conférences dans les établissements scolaires ou les bibliothèques, pour ne donner que ces exemples, aura un impact direct sur leurs sources de revenus déjà précaires.

Suzanne Aubry

Pour paraphraser une citation célèbre de Simone de Beauvoir, on ne naît pas militante, on le devient.

Suzanne Aubry

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé officiellement la révision des deux lois sur le statut professionnel des artistes : « Le gouvernement s’engage, au terme de cet exercice, à s’assurer que les créateurs, diffuseurs et producteurs culturels évoluent dans un cadre de travail équitable et adapté aux nouvelles réalités du milieu », a déclaré la ministre lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 9 décembre dernier à la Place des Arts.

UNEQ

En février 2019, l’UNEQ a convoqué à Québec les représentants et délégués de son Comité des régions pour un lac-à-l’épaule. Cette rencontre s’appuyait sur un sondage envoyé à tous les membres de l’UNEQ, qui a permis de connaître et de mieux comprendre leurs attentes. L'UNEQ a tenu compte des résultat de ce sondage pour identifier, en fonction de son mandat, des pistes d’action.

Suzanne Aubry

Récemment, plus de 200 autrices et auteurs ont signé un manifeste pour protester contre le règne de la gratuité lorsqu’il est question de leurs prestations, qu’il s’agisse de conférences dans les librairies ou dans les bibliothèques, de tables rondes et d’interventions publiques dans les salons du livre.

Suzanne Aubry

Il y a parfois des rencontres marquantes, qui nous donnent des ailes pour continuer à défendre les droits des autrices et des auteurs, à une époque qui n’est pas toujours tendre envers les artistes. Le 30 août dernier, à la Maison des écrivains de l’UNEQ, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Samantha Bailly, la présidente de la Ligue des auteurs professionnels. La Ligue a vu le jour en France en septembre 2018 et regroupe des auteurs de tous les horizons ainsi que d’autres associations d’auteurs. Née dans la foulée des États généraux de la bande dessinée et de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, cette association toute neuve compte déjà plus de 1 400 membres.