L’UNIQUE

L’Unique est un outil de liaison de l’UNEQ : nouvelles sur les activités et les dossiers de l’heure à l’Union, sur les enjeux politiques, économiques, juridiques, régionaux, etc., et autres questions d’actualité pour les écrivains.

 

Suzanne Aubry

Vous avez reçu récemment plusieurs appels à signer un manifeste dans le cadre de la campagne Une vie sans art, vraiment ? mise sur pied par les seize associations professionnelles et les sociétés de gestion collective regroupées sous la coalition DAMIC (Droit d’auteur-Multimédia-Internet-Copyright).

Il est très rare que plus de 200 000 artistes s’expriment d’une seule voix. Aujourd’hui, c’est pour réclamer une Loi sur le droit d’auteur qui soit plus équitable et qui leur permette d’avoir un gagne-pain décent pour leurs œuvres.

Ce manifeste a été qualifié avec justesse de « cri du cœur des créateurs » par les médias. J’irais plus loin. C’est un cri d’alarme et, dans le cas notamment des auteurs-compositeurs-interprètes dont les œuvres sont payées par le nombre de clics sur les plateformes comme Spotify — ce qui leur donne carrément des peanuts —, c’est un cri de désespoir. Car nous en sommes là. La Loi sur le droit d’auteur, qui devait par sa nature même protéger les créateurs, est truffée d’exceptions qui sont en réalité des trous béants permettant un pillage sans vergogne de nos œuvres. Ces œuvres pour lesquelles nous avons consacré notre temps, notre expérience, notre savoir-faire, notre talent. Notre vie.

UNEQ

Le 12 juin 2018, le gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard a présenté une nouvelle politique culturelle. Parmi les faits saillants, le gouvernement a prévu une révision des deux lois sur le statut de l’artiste adoptées par l'Assemblée nationale à la fin des années 1980. Pour l'UNEQ et tous les écrivains québécois, les enjeux sont cruciaux. Explications.

Suzanne Aubry

Chaque année, vous recevez un avis de renouvellement de votre cotisation comme membre de l’UNEQ. Et chaque année, vous vous demandez pourquoi vous continueriez à être membre de votre Union. Cette question est légitime. Et je tenterai d’y apporter quelques réponses.

UNEQ

Chaque année, à la mi-février, le Programme du droit de prêt public dédommage les écrivains inscrits pour la perte de revenus attribuable à l’utilisation gratuite de leurs livres dans les bibliothèques publiques. Ce chèque annuel varie de 50 $ à 3 000 $ environ.

Cette année, le Programme indemnise pour la première fois les livres numériques et audio. Une bonne nouvelle à première vue, mais il y a un hic...

Suzanne Aubry

Dans une lettre qui vous est parvenue mardi dernier, je joignais ma voix à celle de nos collègues de la Writers’ Union of Canada, de l'Authors Guild (États-Unis), de la Society of Authors (Royaume-Uni) et de l’International Authors Forum (à Londres, dont l'UNEQ est membre) qui dénoncent avec fermeté les pratiques d'Internet Archive et d'Open Library, deux plateformes qui mettent en ligne des œuvres d’écrivaines et d’écrivains protégées par le droit d’auteur en vue d’un prêt numérique gratuit, et ce, sans autorisation des créateurs.

UNEQ

En septembre 2018, les Rendez-vous du premier roman ont ouvert un club de lecture au Centre de détention de Montréal (Bordeaux) : pendant deux heures toutes les deux ou trois semaines, l’écrivaine et ancienne lauréate du Festival du premier roman de Chambéry Marie-Christine Boyer a emprunté avec les détenus les chemins d’évasion que nous offre la lecture. Car entre les murs des prisons, les livres ne sont pas interdits.