Mot de la présidente

5 juillet 2017

L’été se montre enfin sous ses plus beaux atours. Et tandis que le soleil nous réconforte et nous fait espérer des jours meilleurs, l’UNEQ est en pleine période de renouvellement des adhésions. Des écrivains nous posent les mêmes questions chaque année : qu’est-ce que l’UNEQ peut apporter à ses membres ? Pourquoi devenir membre de l’UNEQ et, si on l’est déjà, pourquoi le rester ?

D’aucuns se disent qu’ils n’ont pas de contrat d’édition cette année, alors pourquoi renouveler leur adhésion ? D’autres pensent : « Je suis membre de plusieurs associations, je n’ai pas les moyens de payer une cotisation de plus. De toute façon, qu’est-ce que l’UNEQ peut m’apporter ? »

Ces questions sont si récurrentes que je tiens à en reposer une aujourd’hui : pourquoi est-ce si important d’être membre de l’UNEQ ?

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24 mai 2017

Dans les romans comme dans la vie, il y a des retournements qui nous prennent parfois par surprise. À la suite du départ de Réjane Bougé, j’ai été élue par le conseil d’administration de l’UNEQ à titre de présidente afin de poursuivre le mandat de Mme Bougé jusqu’en décembre 2018. J’entends mettre en œuvre d’excellents projets qu’elle a amorcés, notamment un comité sur la diversité, un deuxième sur les finances de l’UNEQ et enfin un troisième sur le monde numérique, afin de mieux comprendre ses implications dans la chaîne du livre.

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2 mars 2017

On connaît l’adage qui dit qu’un malheur n’arrive jamais seul, adage qui souvent s’avère. Mais il arrive aussi, fait beaucoup plus rare, que deux bonnes nouvelles puissent débouler l’une après l’autre. Cela mérite d’être souligné et d’y revenir ! Car, dans un cas comme dans l’autre, vous en avez peut-être déjà entendu parler.

Chronologiquement, je commencerai donc par l’annonce de la Cour d’appel, le jeudi 9 février dernier, du fait que Copibec, la société de gestion collective de droits d’auteur qui vous remet annuellement à vous, auteurs, des sommes pour des droits de reproduction de vos œuvres, peut désormais engager un recours collectif contre l’Université Laval. Ce jugement de la Cour d’appel renverse d’ailleurs, notez-le, celui de la Cour supérieure établi précédemment.

L’Université Laval, vous vous en rappellerez, a décidé d’interpréter la notion « d’utilisation équitable», introduite dans la Loi sur le droit d’auteur en 2012, de manière à ne plus verser de droits de reproduction à Copibec et conséquemment aux auteurs et aux éditeurs.

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1 février 2017

Je tiens d’abord à vous remercier chaleureusement de m’avoir fait confiance en m’élisant à la présidence de l’UNEQ, en décembre dernier. Deux mois se sont donc écoulés depuis, deux mois pendant lesquels j’ai continué à approfondir l’ensemble des dossiers au sein d’une équipe dynamique et inspirante. Les responsabilités sont grandes, les défis ne manquent pas, mais je réitère que c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’entends les relever en vous représentant au sein de notre syndicat. Et puisque je n’avais pas encore eu la chance de m’adresser à vous en 2017, permettez que je vous souhaite une année fertile pour réaliser tous vos projets de création avec toute la persévérance dont vous pourriez avoir besoin pour y arriver !

L’amélioration des conditions socioéconomiques, un meilleur soutien pour les membres en régions, une diffusion plus large sur la scène internationale, un maillage plus étroit avec le milieu éducatif, un investissement plus créatif en regard du numérique, un réseautage plus large de l’UNEQ avec d’autres partenaires : j’ai déjà eu la chance de m’exprimer sur mes priorités que je rappelle, ici, en bref.

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21 décembre 2016

(Vous trouverez ci-dessous le rapport annuel de la présidente sortante de l’UNEQ, Danièle Simpson, dévoilé lors de l’assemblée générale tenue le 3 décembre 2016. Après avoir complété trois mandats à la présidence, Danièle Simpson a cédé les rênes de l’UNEQ à Réjane Bougé.)

Pour écrire ce dernier rapport, j’ai relu les cinq autres que j’ai produits depuis mon élection en 2010 ainsi que les rapports d’activités de l’UNEQ de 2011 à 2016. Je voulais voir quel portrait de notre association se dessinait au terme de mes six années de présidence. Qu’est-ce qui a changé ? Dans quels secteurs faisions-nous du surplace, malgré mes efforts et ceux de l’équipe et du conseil d’administration ? Pire, avions-nous reculé sur certains points ?

Bien que, à cause du cadre politique et légal dans lequel nous vivons, il nous arrive, pour citer notre directeur général, qui lui citait quelqu’un d’autre, de ramer dans la gravelle, il n’en reste pas moins qu’il se fait un travail énorme à l’UNEQ, un travail qui doit être apprécié au moins par le milieu puisque nous avons été parmi les finalistes du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2014.

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6 décembre 2016

L’assemblée générale annuelle de l’UNEQ a eu lieu le 3 décembre et un nouveau conseil d’administration est entré en fonction. Au même moment, nous avons vu partir trois excellentes administratrices dont notre association a grandement apprécié la collaboration et qui ont terminé leur mandat, chacune ayant mis à contribution son expertise dans l’intérêt des membres de l’UNEQ : Suzanne Aubry, Mylène Bouchard et Élise Desaulniers.

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3 novembre 2016

Après plusieurs années de relative stabilité, il y aura en décembre prochain de grands changements au sein du conseil d’administration de l’UNEQ. Quatre postes sont en élection : la présidence et les postes de secrétaire-trésorier/ère, d’administrateur/trice A responsable des écrivains en régions et du comité Trans-Québec et d’administrateur/trice B, ouvert aux membres associés.

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15 septembre 2016

Pas si discret, en fait, du moins cette année. Plusieurs changements sont en cours : il faut remplacer notre directrice adjointe et directrice des communications, revoir les communications internes de l’UNEQ puisque L’Unique version papier a disparu et doit être intégré sous format numérique au site web, et l’année 2016 verra également une élection à la présidence. Des candidatures seront sollicitées pour trois autres postes, ceux de secrétaire-trésorier/ère, administrateur/trice A, représentant des écrivains en régions et administrateur/trice B. Nous procéderons par vote électronique, une première pour notre Union.

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1 juillet 2016

Le 16 juin dernier, j’ai présenté le mémoire de l’UNEQ sur le renouvellement de la Politique culturelle au ministre de la Culture, Luc Fortin.

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1 juin 2016

Il faut créer à l’UNEQ un Comité sur l’égalité des hommes et des femmes en littérature, pour analyser l’impact du fameux « préjugé inconscient ».

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4 mai 2016

Google en mai

Joli titre, n’est-ce pas ? (Louis Malle serait content : son Milou en mai m’inspire). Malheureusement le synopsis auquel je fais référence est plus sombre : la Cour suprême des États-Unis n’a pas jugé bon d’entendre la cause qui opposait les écrivains américains (la Authors’ Guild) au géant Google, et a entériné du coup le jugement de la cour d’appel qui considérait comme du Fair use la numérisation de 20 millions de livres qui seront offerts aux utilisateurs sans rémunérer les auteurs. C’est une bonne nouvelle pour Google qui risquait, en cas de condamnation, d’avoir à payer des milliards de dollars en dommages-intérêts. Une moins bonne nouvelle pour les ayants droit qui contribueront à leurs frais à l’enrichissement culturel de la collectivité… Ce qui nous amène à un autre titre inspirant : Chronique d’une mort annoncée, celle du droit d’auteur, cette fois-ci. Pas sûre que Marquez aurait apprécié.

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6 avril 2016

Oh ! Ce pauvre droit d’auteur…

Sachant que la Loi sur le droit d’auteur doit être revue en 2017, trois représentantes de l’UNEQ (moi), de l’ANEL (Evelyne Favretti, chargée de projets) et de Copibec (Frédérique Couette, directrice intérimaire), se sont rendues à Ottawa pour rencontrer un haut fonctionnaire du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et tâcher de le convaincre de la nécessité d’améliorer la Loi dont on sait qu’elle mine l’industrie du livre et les sociétés de gestion à travers le Canada. (Une étude de Pricewaterhouse le confirme).

Nous étions très bien préparées, mémoires, études et chiffres à l’appui. Malheureusement, notre interlocuteur l’était moins. Il a d’abord fallu lui expliquer ce qu’étaient Copibec, l’UNEQ et l’ANEL, puis l’éclairer sur les exceptions pédagogiques et le droit d’auteur en général. À sa décharge, il n’était en poste que depuis trois semaines, et il lui reste tout de même quelques mois pour se familiariser non seulement avec la Loi mais avec son impact sur les milieux créatifs et sur l’industrie qu’ils sous-tendent.

Ce qui nous a inquiétées toutefois, c’est qu’il nous a parlé à plusieurs reprises des 33 000 000 de consommateurs et de la difficulté de faire des changements à une loi alors que, de notre côté, nous nous efforcions de le sensibiliser au point de vue de l’ensemble des créateurs qui se sont unis au moment de l’étude du projet de loi pour en signaler les lacunes et demander des changements. En vain, vous vous en souviendrez. Cette rencontre nous a convaincues que la bataille est loin d’être gagnée et qu’il faudra répéter ces allers retours à Ottawa ainsi que nos interventions auprès de députés et de ministres, qu’ils nous soient ou non favorables. Préparer 2017 en 2016 n’est donc pas prématuré.

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3 mars 2016

Le changement : une sorte de printemps

Du moins, c’est ce que l’on espère. Chaque fois. Comme on rêve en mars à un été ensoleillé, luxuriant. Et pourquoi pas ? Le changement dérange, il vaut donc mieux l’imaginer porteur d’embellies. Et parfois, on a même raison.

En 1992, quand le Parti libéral a énoncé sa Politique culturelle, il rêvait d’affirmation de notre identité culturelle, de soutien aux créateurs et aux arts, et d’accès des citoyens à la vie culturelle. À nous de juger si 23 ans plus tard, son projet s’est réalisé.

En 2016, de quoi rêve notre gouvernement ? La liste des thèmes suggérés aux participants à la consultation publique que mènera le Ministère du 8 avril au 21 juin prochain nous en donne une idée :

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3 février 2016

La nouvelle année s’ouvre sur des changements, ou du moins sur des possibilités de changements. Reste à voir ce que ces changements apporteront de véritablement nouveau.

Le rapport sur la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine qui livre (Loi 51), qui a été confié à Denis Vaugeois, doit être déposé incessamment. Il devrait contenir des propositions d’amélioration de la loi, dont certaines lui ont été suggérées par l’UNEQ dans son mémoire.

Vous trouverez ce mémoire sur notre site à la rubrique Grands dossiers ainsi que l’article de Catherine Lalonde du Devoir intitulé La loi doit inclure les écrivains, selon l’UNEQ où j’explique l’ensemble des revendications de l’UNEQ à ce chapitre.

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10 novembre 2015

Une comparaison grinçante et sa conclusion

J’allais intituler ce Mot Comme des ongles ratissant un tableau noir, et puis j’ai pensé à tous les frissons que le titre allait provoquer et je me suis retenue… De toute façon, il était trop long. (Pas trop long pour une première phrase, remarquez, et il semble que j’aie moins de pitié pour mes lecteurs passé le titre.)

Bon, alors, qu’est-ce qui me fait l’effet d’o… ? (Cette fois, je vous épargne) La question suivante, posée sur un ton un tantinet exaspéré, voire accusateur : – A quoi ça sert, l’UNEQ ? En fait, je me rends compte que ce n’est pas tant la question, justifiée dans le cas des nouveaux auteurs, mais le ton, ce fameux ton qui sous-entend que l’UNEQ ne fait rien pour les écrivains, ou si peu, ne leur offre aucun service, ni formation, ni conseil, ne fait pas de représentation auprès des gouvernements et dans les médias pour défendre leurs intérêts et ne travaille pas à la diffusion de la littérature québécoise. J’ajoute et cetera au cas où la liste de ce que l’UNEQ ne fait pas serait encore plus longue.

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