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Suzanne Aubry

C’est avec soulagement que j’ai appris la bonne nouvelle : la Cour suprême du Canada a refusé d’entendre la demande d’appel du Procureur général du Québec dans l’affaire Hansel et Gretel.

Pour mémoire, l’écrivain Yvan Godbout et les Éditions ADA avaient été arrêtés en mars 2019 et accusés de production de pornographie juvénile à la suite d’une plainte visant leur roman Hansel et Gretel, puis acquittés en Cour supérieure.

Le jugement de la Cour supérieure avait démontré de façon éloquente le danger que représentaient ces articles de loi — introduits en 2005 afin de contrer la pornographie juvénile — pour la liberté d’expression, et le risque encouru par les créateurs de subir les foudres de la justice. Le juge Blanchard soulignait avec raison qu’il fallait établir une nette distinction entre la pornographie juvénile comme telle et une œuvre de fiction.

Il est important de rappeler ici les préjudices graves subis par l’auteur à la suite de son arrestation et des accusations qui ont suivi. Maintenant que la Cour suprême a fermé la porte à un débat théorique sur les articles de loi invalidés par la Cour supérieure, le moment est bien choisi pour que nos élus se penchent de nouveau sur ces articles, dont l’interprétation trop large a mené à cette déplorable saga judiciaire.

Suzanne Aubry

Les portes tournantes, ce n’est pas seulement le titre d’un roman (qui a également fait l’objet d’un film), mais la réalité au ministère de la Culture et des Communications (MCC) du Québec. En effet, pas moins de quatre chefs de cabinet se sont succédé depuis l’élection du gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) le 1er octobre 2018.

Suzanne Aubry

Plus de mille écrivaines et écrivains ont signé la lettre ouverte de l’UNEQ dans le cadre de la campagne #écrivainsartistes.

Parmi les signataires, des écrivain·e·s célèbres, que ce soit dans le domaine du roman, du conte, de la poésie, de livres pour la jeunesse, de la bande dessinée, de l’essai, du théâtre ; des autrices et auteurs qui en sont à leurs premières armes ; d’autres qui ont publié plusieurs livres ; des spécialistes qui ont écrit des guides pratiques ou des manuels scolaires. Certain·e·s écrivain·e·s signataires enseignent la littérature, effectuent de la recherche, travaillent dans la révision, la traduction, la rédaction professionnelle, l’illustration, dirigent des publications, sont libraires, bibliothécaires, etc.

Bref, plus de mille écrivaines et écrivains de toutes origines, de tous âges, de différentes classes sociales, pratiquant tous les genres d’écriture.

À cette longue liste s’ajoute une liste d’allié·e·s de deux cents signataires, parmi lesquels figurent les principaux syndicats d’artistes au Québec, toutes disciplines confondues.

En plusieurs décennies d’engagement à la défense des métiers de l’écriture, je n’ai jamais été témoin d’une telle vague de mobilisation.

Suzanne Aubry

L’année 2021 s’annonce des plus importantes pour notre avenir. Comme vous le savez, le gouvernement du Québec, après avoir interrompu le processus de révision des deux lois sur le statut de l’artiste à cause de la crise sanitaire, a enfin annoncé la reprise des travaux. Il était plus que temps : adoptée en 1988, la législation sur le statut de l'artiste qui concerne la littérature est injuste, inéquitable et inapplicable.

Suzanne Aubry

En juin 2018, l’UNEQ a dévoilé son Plan stratégique 2018-2022 en s’engageant notamment à tout mettre en œuvre pour établir des normes équitables liées à la pratique de notre métier.

Suzanne Aubry

Le conseil d’administration de l’UNEQ a signé le 16 octobre dernier une entente de collaboration avec la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC) de la CSN, à l’instar de l’Union des artistes (UDA), de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD) et de la Guilde des musiciens.