Le charme discret de la rentrée

Par Danièle Simpson, présidente de l’UNEQ

Pas si discret, en fait, du moins cette année.

Plusieurs changements sont en cours : il faut remplacer notre directrice adjointe et directrice des communications, Élise Bergeron, partie en mai dernier. L’appel de candidatures a été envoyé à la mi-août et nous annoncerons la nouvelle embauche sous peu. Il faudra aussi revoir les communications internes de l’UNEQ puisque L’Unique version papier a disparu et doit être intégré sous format numérique au site de l’UNEQ. Le rédacteur en chef, Jean-François Caron, nous a aussi quittés et ce sera au nouveau directeur ou à la nouvelle directrice des communications de piloter cette transformation.

L’année 2016 verra également une élection à la présidence. Des candidatures seront sollicitées pour trois autres postes : secrétaire-trésorier/ère, administrateur/trice A, représentant des écrivains en régions et administrateur/trice B. Nous procéderons par vote électronique, une première pour notre Union, et espérons que cette nouvelle pratique augmentera la participation de nos membres.

Étude sur les principales plateformes d’autoédition

L’hiver dernier, l’UNEQ confiait à Émilie Paquin, bibliothécaire et consultante en édition numérique, le soin de réaliser une étude sur les principales plateformes d’autoédition en ligne. Cette étude, qui nous avait été réclamée à maintes reprises, est maintenant terminée et sera diffusée sur le site de l’UNEQ dans les prochaines semaines.

Ni l’auteure de l’étude ni l’UNEQ ne portent un jugement de valeur sur l’autoédition ni n’endossent les différentes plateformes présentées. Le but de ce travail était d’offrir à nos membres des informations à jour sur ces nouveaux modes de production et de diffusion.

Un court sondage a révélé que 62 % des membres de l’UNEQ sont intéressés par le phénomène, même si seulement 26 % d’entre eux se disent familiers avec les plateformes d’autoédition et si pas plus de 16 % y ont déjà publié un livre. Parmi les raisons qui motivent cet intérêt, on remarque, entre autres, la possibilité de mieux contrôler l’ensemble de l’œuvre, de conserver ses droits d’auteur et de toucher davantage de redevances tout en disposant de moyens d’interagir avec un plus large lectorat.

L’analyse du fonctionnement et du mode d’affaires de 13 plateformes conclut l’étude. Notez qu’un atelier sur l’autoédition aura lieu à la prochaine assemblée générale et devrait attirer de nombreux participants.

Les régions

Nous sommes aussi, au conseil d’administration et à la direction, en plein remue-méninges en ce qui concerne le rapport avec les régions. La moitié de nos membres habitent en régions et sont en droit d’attendre de l’UNEQ le soutien dont ils ont besoin, mais le territoire est vaste et, pour cette raison, difficile à couvrir.

Nous nous sommes rendu compte, au fil des années, que nommer des représentants des régions ne suffisait pas, ni même leur consacrer quatre pages de L’Unique. Faire connaître les activités régionales peut paraître intéressant, mais risque de ne pas changer grand-chose aux conditions de pratique des écrivains qui vivent et travaillent éloignés des grands centres.

Nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait communiquer directement avec les femmes et les hommes politiques qui œuvrent en culture dans les régions ainsi qu’avec les responsables des bibliothèques et des médias culturels. Nous croyons que c’est à la présidence de l’UNEQ d’établir le premier contact de manière à faciliter le travail des représentants régionaux.

Nous voulons également nous déplacer davantage et aller à la rencontre des écrivains lors des événements littéraires majeurs qui se déroulent sur leur territoire, notamment les Salons du livre. Notre objectif premier est de mieux couvrir le territoire en multipliant les antennes pour que plus de gens se sentent impliqués.

Sur le plan législatif

Au comité sur l’amélioration des conditions socioéconomiques, nous nous pencherons sur les actions à mener pour régler les problèmes que nous cause la faiblesse de la Loi sur le statut de l’artiste S-32.01 et pour bonifier la Loi 51 sur le livre et la Loi sur la SODEC de manière à ce que la contribution des écrivains à la chaîne du livre soit davantage respectée.

Le ministre de la Culture peut répondre à nos demandes et devrait le faire. En effet, c’est une responsabilité qui lui revient, car le cadre juridique mis en place ne nous permet pas, tel que le stipule la Loi S-32.01 de « promouvoir la réalisation de conditions favorisant la création et la diffusion des œuvres et de défendre et promouvoir les intérêts économiques, sociaux, moraux et professionnels des artistes professionnels ». Dans notre présentation aux consultations pour le renouvellement de la Politique culturelle, nous lui avons démontré que la solution aux problèmes que nous soulevons n’exige pas de changements majeurs aux lois, mais nécessite une réelle volonté politique. (Pour plus d’information, cliquez ici.)

Dernière nouveauté : le comité Égalité hommes/femmes, qui a été créé au début de l’été, se réunira à l’automne pour établir ses priorités.

Bref, ne nous montrons pas discrets, car comme l’écrivait Gilles Archambault dans Une suprême discrétion (1963) : « Les gens discrets ne le sont que parce qu’ils manquent d’imagination. » Ce n’est pas notre cas.
 

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