L’UNEQ réclame un coup de barre du nouveau ministre de l’Éducation

Montréal, le 27 février 2015 – L’Union des écrivaines et des écrivains québécois demande au nouveau ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, François Blais, de faire des arts et des lettres une composante essentielle de son projet éducatif. Le nouveau ministre devrait, selon nous, profiter de son entrée en fonction pour redonner à la culture la place qu’elle a malheureusement perdue en raison d’une approche qui met trop souvent l’accent sur les besoins de l’industrie.

Nous voulons que l’accès à la culture redevienne une priorité du réseau scolaire. Les derniers mois ont été affligeants à ce chapitre. Le programme La culture à l’école, qui permet aux élèves de rencontrer des artistes dont des écrivains, est plombé malgré sa grande popularité par les incertitudes qui planent chaque année sur la reconduction de son budget. Les acquisitions de livres dans les bibliothèques de nombreuses écoles sont au point mort. Plusieurs institutions collégiales et universitaires ont coupé dans leurs programmes et l’UNEQ constate que les arts et les lettres subissent plus que leur part des contrecoups des mesures de restriction.

En confiant la responsabilité de l’Éducation à François Blais, Philippe Couillard a dit vouloir « former des citoyens éclairés ». Cependant, son insistance sur la « nécessaire adéquation entre formation et emploi » inquiète l’UNEQ car elle laisse présager l’accentuation d’une approche qui évacue la dimension culturelle de l’école. Nous sommes aussi catastrophés d’entendre le premier ministre ouvrir la porte à la possibilité d’abaisser le niveau des épreuves de français sous prétexte qu’il y a un taux élevé d’échecs en langue. « Comment le gouvernement peut-il, d’un côté, chercher des solutions au taux d’analphabétisme alarmant des Québécois et, de l’autre, balayer ces difficultés sous le tapis ?», s’interroge la présidente de l’UNEQ, Danièle Simpson. Nous croyons au contraire qu’il faut réagir en mettant concrètement l’accent sur la maitrise de cette langue qui est sans conteste l’outil le plus important de la formation de citoyen éclairé que dit préconiser le premier ministre. L’UNEQ demande donc au nouveau ministre de corriger le tir le plus rapidement possible.

Créée en 1977, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois regroupe plus de 1 600 poètes, romanciers, auteurs dramatiques, essayistes, auteurs pour jeunes publics et auteurs d’ouvrages scientifiques et pratiques. L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socioéconomiques des écrivains.

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Source : Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)
Louiselle Lévesque, chargée de communications

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