2023-2027 : une ère de grands changements pour l’UNEQ

Montréal, le 15 décembre 2022 Avec l’adoption de la nouvelle loi sur le statut de l’artiste en juin 2022, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) est entrée dans une nouvelle phase de son histoire : elle peut désormais négocier des ententes collectives au nom des écrivaines et des écrivains. Le chantier est de taille. Le syndicat s’appuie sur un nouveau plan stratégique qui guidera ses actions sur les quatre prochaines années, et qui devra permettre de surmonter les obstacles potentiels qui se mettront sur son chemin.

Après trois mois de préparation et de consultations, l’UNEQ a commencé les négociations en ce début décembre 2022 en tenant deux premières rencontres avec l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et Sogides (le groupe Livre de Québecor Média).

« La Loi n’oblige pas les éditeurs à être membre d’une association professionnelle, et beaucoup ne le sont pas. Il nous faudra donc multiplier les avis de négociations pour espérer toucher toutes les maisons d’édition à moyen terme », précise le directeur général de l’UNEQ, Laurent Dubois. « Le chemin sera long et coûteux, mais il est indispensable que les autrices et les auteurs puissent enfin être protégés par des ententes collectives négociées de bonne foi et dans un état d’esprit de dialogue et de progrès social. »

Malgré des ressources humaines et financières limitées, l’UNEQ est déterminée à améliorer les conditions de travail des artistes de la littérature et articule son nouveau plan stratégique 2023-2027 sur cette finalité.

Un plan stratégique concret et ambitieux, en six priorités

Les priorités du plan stratégique 2023-2027 de l’UNEQ, établies par le conseil d’administration conjointement avec l’équipe permanente, sont les suivantes :

  • Établir et mettre en application un cadre de conditions de travail minimales pour les artistes de la littérature ;
  • Clarifier les définitions d’autrice et d’auteur professionnel·le·s et consolider leur rôle dans la société ;
  • Renforcer le rôle de l’UNEQ comme leader syndical ;
  • Œuvrer à la diversification du membrariat, de l’équipe et du conseil d’administration, ainsi qu’à la représentativité au sein de l’UNEQ ;
  • Stabiliser la santé financière et les ressources humaines de l’UNEQ dans un modèle d’affaires adapté à son rôle syndical ;
  • Poursuivre la mission de valorisation de la littérature québécoise.

Un plan d’action 2023-2025 détaille la mise en œuvre de ces priorités. Cliquez ici pour le consulter.

Afin de mener à bien ces objectifs ambitieux, l’UNEQ doit plus que jamais assurer sa stabilité financière. La vente de son siège social, discutée à plusieurs reprises au cours des quinze dernières années, devient incontournable et est l’un des points marquants du plan d’action 2023-2025. Outre l’entretien régulier et des travaux de rénovation onéreux, le bâtiment de l’avenue Laval est assujetti à des taxes foncières élevées. L’exemption qui avait été obtenue à la suite d’un jugement de la Cour municipale de Montréal est réexaminée périodiquement, et son interruption prochaine augmentera considérablement le compte de taxes. De plus, la location de ses espaces pour des activités littéraires, mise en arrêt en raison de la pandémie de COVID-19, nécessite l’engagement de personnel ainsi que des normes de sécurité et d’accessibilité difficiles à mettre en place dans un tel bâtiment, sans compter son impact énergétique.

« La chance a été donnée à l’UNEQ de rejoindre les locaux de l’Union des artistes, rue de Gaspé, à Montréal, où se trouve déjà la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec. L’Union a saisi cette occasion en or qui lui permet de se rapprocher d’autres syndicats d’artistes et de favoriser le partage de ressources, le tout dans la réalité d’un mode de travail hybride pour l’équipe et, surtout, dans un lieu considérablement moins cher », explique Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ. « C’était une décision difficile, mais notre rôle, en tant qu’administratrices et administrateurs, est de prendre les mesures qui s’imposent pour assurer l’avenir de notre Union et son apport équitable à tous ses membres, y compris celles et ceux qui habitent à l’extérieur de Montréal et qui ne peuvent pas profiter de la Maison des écrivains. Sans cette maison, l’UNEQ ne serait pas où elle est aujourd’hui, mais, avec cette maison, l’UNEQ ne pourra pas aller là où elle doit être demain. »

Une page importante se tourne pour le syndicat, qui poursuit plus que jamais son mandat de défense des droits de toutes les écrivaines et écrivains et celui de valorisation de la littérature québécoise, au-delà des murs et malgré les obstacles.

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Source : Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)

Contact : Léa Vanden Casteele, chargée de communication, 514 849-8540 poste 225 | lea.vdc@uneq.qc.ca

À propos de l’UNEQ

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) est reconnue l’association représentative des artistes du domaine de la littérature et compte actuellement plus de 1 600 membres. Le syndicat professionnel travaille depuis 1977 à la défense des droits socio-économiques des écrivaines et des écrivains, ainsi qu’à la valorisation de la littérature québécoise au Québec, au Canada et à l’étranger.