Mot de la présidente – février 2016

La nouvelle année s’ouvre sur des changements, ou du moins sur des possibilités de changements. Reste à voir ce que ces changements apporteront de véritablement nouveau. Le rapport sur la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre (Loi 51), qui a été confié à Denis Vaugeois, doit être déposé incessamment. Il devrait contenir des propositions d’amélioration de la loi, dont certaines lui ont été suggérées par l’UNEQ dans son mémoire. Vous trouverez ce mémoire sur notre site à la rubrique Grands dossiers (https://www.uneq.qc.ca/loi-51/) ainsi que l’article de Catherine Lalonde du Devoir intitulé La loi doit inclure les écrivains, selon l’UNEQ où j’explique l’ensemble des revendications de l’UNEQ à ce chapitre.

La Loi 51 actuelle reprend, en ce qui concerne les faillites d’éditeurs, les dispositions de la Loi fédérale sur les faillites et l’insolvabilité qui contredisent celles de la Loi québécoise sur le statut de l’artiste 32.01 qui  stipule (à l’article 36) que « le contrat est résilié si le diffuseur commet un acte de faillite ». Cela ne fait que mettre davantage en lumière la nécessité d’harmoniser ces différentes lois et, par conséquent, l’obligation pour la ministre de la Culture, Hélène David, de défendre sa Loi sur le statut de l’artiste haut et fort. Au moment de la faillite des Éditions de la courte échelle, cet article de la loi québécoise a été invalidé par le syndic. Il a, en effet, donné préséance à la loi fédérale sur les faillites qui ne permet pas aux écrivains de reprendre leurs droits en cas de faillite de leur éditeur. Vous pourrez lire très bientôt à ce sujet une entrevue avec Véronyque Roy, notre conseillère juridique.

Par ailleurs, et dans un but similaire de changement, les rencontres entre l’UNEQ et l’ANEL se poursuivent. Notre comité de rencontres a mis au point un formulaire de reddition de comptes que l’ANEL proposera à ses membres d’utiliser. À cet effet, aura lieu le 9 février prochain un atelier de formation pour éditeurs auquel participera Véronyque Roy. Les deux directeurs généraux UNEQ/ANEL ont aussi élaboré un lexique pour les contrats d’édition et les redditions de comptes qui permettront aux auteurs comme aux éditeurs d’utiliser le même vocabulaire et d’éliminer les ambiguïtés. Ce formulaire et ce lexique seront mis en ligne très bientôt sur notre site.

Le Conseil des arts du Canada (CAC) a aussi fait le grand ménage dans ses programmes qu’il a réduit de 148 à 6, non disciplinaires. L’objectif est de simplifier l’accès à ces programmes pour tous les artistes. Les grands principes qui régissaient les anciens programmes seront maintenus : les organismes et les personnes qui étaient admissibles auparavant continueront de l’être, les jurys seront toujours formés de pairs  et les budgets resteront inchangés. Le CAC a également mis en ligne un sondage (http://conseildesarts.ca/conseil/plan-strategique) pour l’aider à prendre des décisions sur les priorités à adopter au cours des cinq prochaines années. Il ne faut qu’une quinzaine de minutes pour y répondre. Faites-le, car n’oubliez pas : c’est la roue qui grince qui reçoit l’huile… On verra à l’usage si la quantité d’huile suffit.

Autre changement : celui-là espéré. Vous avez sans doute été informé que notre Répertoire des œuvres du patrimoine était devenu interactif l’automne dernier, plus précisément qu’on lui avait donné les moyens de l’être. Mais voilà, il y a un hic : pour que le Répertoire soit véritablement interactif, il faudrait que plusieurs enseignants viennent y décrire les réactions de leurs élèves à la présentation en classe d’œuvres québécoises du terroir et des débuts de notre littérature. De cette façon, d’autres professeurs, intéressés par telle ou telle œuvre, pourraient prendre connaissance des succès et des écueils qu’ont rencontrés leurs collègues et, à leur tour, témoigner de leur expérience. C’est uniquement ainsi que le Répertoire deviendra un véritable outil d’enseignement, ce qui était, dans l’esprit des membres du comité qui l’ont élaboré, sa fonction première. Ayant enseigné au cégep la littérature québécoise, je m’engage à être une des premières à enrichir le Répertoire de mes essais et erreurs comme de mes découvertes, mais j’aimerais bien ne pas être la seule à le faire… Écrivains-professeurs, à vos plumes ! Votre contribution est essentielle.

Bon mois de février. Nous nous retrouvons en mars puisque le Mot de la présidente paraîtra dorénavant tous les mois.

Danièle Simpson

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