Mot de la présidente — novembre 2018

Par Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je suis une fanatique des listes. Je fais des listes pour tout : l’épicerie, bien sûr ; les tâches quotidiennes à accomplir (comme ranger les vêtements d’été, faire le rapport de taxes TPS-TVQ, pour ne citer que ces exemples), tâches qui finissent par se retrouver sur des listes successives à cause de ma tendance à la procrastination pour les choses qui m’ennuient.

© Julien Faugère

Mais il y a des responsabilités que je ne puis reporter au lendemain, des dossiers qui exigent des actions rapides ou concertées, jour après jour : ces responsabilités et dossiers sont liés à l’UNEQ. Pour vous donner une idée de ce qu’ils représentent, j’ai cédé à ma manie de faire des listes. En voici une qui vous donnera un aperçu de ma semaine comme présidente de l’UNEQ :

  • Lire les dossiers avant la réunion du conseil d’administration. Prendre des notes sur les affaires découlant du procès-verbal.
  • Présider la réunion du conseil.
  • La question de la rémunération des écrivaines et écrivains dans les salons du livre.
  • Prendre connaissance des changements apportés à la portion de la Loi sur le droit d’auteur concernant la Commission du droit d’auteur.
  • La question des livrels et du prêt numérique en bibliothèque.
  • Préparer la comparution de l’UNEQ au comité du Patrimoine canadien (qui aura lieu au courant du mois de novembre) concernant les modèles de rémunération des écrivains. Prendre connaissance des résultats du sondage effectué auprès de nos membres. Prendre des notes sur un mémoire à envoyer au Comité.
  • Révision annoncée des lois sur le statut de l’artiste : réflexions et stratégies.
  • Le Programme du Droit de prêt public : analyser les changements récents apportés au Programme et leur impact possible pour les écrivains.
  • Mettre sur pied un événement sur la question de l’appropriation culturelle et de la censure.

Cette liste est loin d’être exhaustive. Elle ne comprend pas les échanges quotidiens de courriels, les appels téléphoniques, les causes d’écrivains qui font appel à l’UNEQ pour les appuyer dans des litiges souvent complexes, et pour lesquels nos moyens d’intervention sont malheureusement limités, parce que nous n’avons toujours pas d’entente-cadre avec les éditeurs. Et la raison pour laquelle nous n’avons pas encore d’entente-cadre est liée au fait que la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (chapitre S-32.01) ne prévoit pas d’obligation de négocier une telle entente entre les éditeurs et les écrivains. Cette négociation de bonne foi est essentielle afin d’encadrer les bonnes pratiques qui existent déjà et d’en faire la norme, ce qui sera tout autant à l’avantage des écrivaines et des écrivains que nous représentons que des éditeurs.

La réforme de la Loi S-32.01 est d’ailleurs « le » chantier politique prioritaire de l’UNEQ, l’article 1 de notre Plan stratégique 2018-2022 (« Agir pour rendre obligatoires des normes équitables liées à la pratique du métier d’écrivain »). Avec l’élection au gouvernement de la Coalition avenir Québec le 1er octobre, parti qui s’est engagé en campagne électorale à maintenir la politique culturelle dévoilée par les libéraux en juin dernier — politique qui prévoit une révision des lois sur le statut de l’artiste —, l’UNEQ ne restera pas les bras croisés.

 

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